« Ce que les Européens doivent faire, c’est aller à Kiev »

mm_arteLe Premier ministre ukrainien Mikola Azarov a démissionné ce 28 janvier, alors qu’en parallèle tous les yeux se tournent vers la Rada, le parlement ukrainien, qui se réunit en session extraordinaire. Il s’agit de trouver – ou non ! – un chemin pour désamorcer la crise politique qui paralyse le pays depuis plus de deux mois. Avec une nette radicalisation cette dernière semaine : le face à face entre pouvoir et opposants a pris une tournure violente. Les affrontements entre manifestants et policiers ont fait au moins six morts selon l’opposition. Plusieurs bâtiments publics ont été occupés dont le ministère de l’intérieur. Le régime a brandi la menace de l’état d’urgence avant de se rétracter aujourd’hui. Ensuite, la contestation fait tâche d’huile en province. Plusieurs villes restées en retrait jusqu’ici se sont soulevées y compris dans les régions russophones. Enfin, les partis d’opposition ont refusé l’offre de conciliation du président Ianoukovitch tout en affirmant vouloir continuer à négocier. Le pouvoir aux abois a beau multiplier les promesses de concessions, le départ du président Ianoukovitch est devenue inéluctable pour les manifestants. C’est leur revendication phare avec l’annulation des lois répressives du 16 janvier et la convocation d’élections anticipées

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ARTE – 28  janvier 2014

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